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La République démocratique du Congo confirme une nouvelle épidémie d’Ebola, l’OMS intensifie la riposte d’urgence

Analyse Mamafrica Santé — La province de l’Ituri a déjà connu plusieurs flambées d’Ebola par le passé, ce qui a permis aux équipes locales de développer une expertise reconnue en matière de riposte rapide : recherche des contacts, vaccination ciblée et prise en charge des malades dans des centres de traitement dédiés. Pour les populations transfrontalières d’Afrique centrale et de l’Ouest, la vigilance reste de mise, notamment pour les voyageurs et les professionnels de santé en contact avec des zones affectées. Nous continuerons de suivre l’évolution de cette épidémie.

Kinshasa/Brazzaville — Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo ont confirmé une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri, au nord-est du pays. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a immediatement renforcé son soutien au gouvernement congolais pour aider à contenir cette épidémie.

Les analyses réalisées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), le laboratoire de référence du pays basé à Kinshasa, ont confirmé que huit échantillons sur treize prélevés chez des patients suspects étaient positifs à la souche Bundibugyo du virus Ebola. Ces cas sont liés à un ensemble de personnes gravement malades et de décès survenus dans les zones de santé de Mongbwalu et de Rwampara, en Ituri. À ce jour, 80 décès survenus dans la communauté sont suspectés d’être liés à cette épidémie, un chiffre encore susceptible d’évoluer au fil de l’enquête.

Les personnes touchées présentaient des symptômes typiques de la maladie : fièvre, douleurs généralisées, grande faiblesse, vomissements et, pour certaines, des saignements. Plusieurs cas se sont aggravés très rapidement, ce qui explique l’inquiétude des autorités sanitaires quant à l’ampleur réelle de la transmission dans les communautés touchées.

Une équipe de l’OMS, comprenant le représentant de l’organisation en RDC et une équipe spécialisée dans la préparation et la riposte aux urgences, était déjà présente en Ituri lorsque l’épidémie a été confirmée. Elle continue de travailler avec les autorités sanitaires nationales et provinciales pour renforcer les mesures de contrôle et empêcher que le virus ne se propage davantage. De leur côté, les autorités congolaises ont activé leurs mécanismes de coordination d’urgence, envoyé des équipes d’intervention supplémentaires sur place, et acheminé du matériel (tentes et autres équipements) depuis Kinshasa jusqu’à Bunia pour appuyer le personnel de santé en première ligne et les centres de traitement.

La situation est d’autant plus délicate que l’épidémie touche des zones où la riposte est compliquée par plusieurs facteurs : forte mobilité des populations liée aux activités minières, insécurité dans certaines localités, et déplacements fréquents à travers les frontières. Ces éléments augmentent le risque que le virus se propage à d’autres régions ou pays.

D’ailleurs, en Ouganda voisin, le ministère de la Santé a confirmé un cas d’Ebola de souche Bundibugyo chez un patient venu de la RDC. Ce patient, pris en charge dans un centre de santé, est finalement décédé. Les autorités ougandaises ont depuis activé leurs propres mesures de contrôle : surveillance renforcée de la maladie, dépistage aux points d’entrée et préparation de leur riposte.

Il s’agit de la 17e épidémie de maladie à virus Ebola recensée en République démocratique du Congo depuis la découverte du virus en 1976, à Yambuku, dans la province de l’Équateur. La précédente épidémie s’était achevée en décembre 2025.

Pour rappel, la maladie à virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou d’autres liquides biologiques d’une personne infectée, ainsi qu’avec des surfaces ou des objets contaminés. C’est une maladie grave et souvent mortelle, mais une détection précoce, une prise en charge adaptée et des mesures de santé publique rapides améliorent nettement les chances de survie des patients et permettent de freiner la propagation du virus.

Source : OMS Afrique

⚠ Information éducative uniquement
Cet article est à but éducatif et ne remplace pas un avis médical professionnel.
Consultez toujours un médecin ou un professionnel de santé pour tout problème médical.
Ne posez pas de diagnostic vous-même.

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