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Violences obstetricales: qu’est ce que c’est ?

Dans le cadre de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, une cinquantaine de femmes sont venues échanger sur les violences obstétricales, en présence d’une sage-femme, Virginie Dombo. Cette réunion organisée par l’Association Stop au Chat noir a eu lieu le 28 novembre 2020 à à Koumassi-Campement.

Mais les violences obstétricales, qu’est ce que c’est ? La violence obstétricale consiste en tout acte abusif sortant du cadre des intérêts de la patiente tels que : l’organisation du planning des équipes soignantes, le respect des protocoles hospitaliers parfois contraires à l’intérêt des patientes, le souci de protection médico-légale des soignants eux-mêmes et/ou de soumission aux impératifs des compagnies d’assurance, et toujours en dehors du consentement, des demandes et des besoins des femmes. Les médecins et sages-femmes invoquent le manque de moyens, la surcharge de patients, qui transforment les soignants « en maltraitants ».

En Côte d’Ivoire , le taux de mortalité maternelle est estimé à 614 décès de mères pour 100 000 naissances. Ce chiffre est très élevé malgré la stabilité politique et les progrès du pays. Un des aspects du problème est l’avortement non volontaire. Confrontées à une grossesse imprévue, non désirée, nombreuses sont les femmes qui subissent harcèlement et pressions pour les conduire à avorter de façon forcée, ce qui a parfois des conséquences dramatiques pour la mère et l’enfant.

L’Association Stop au chat noir apporte un soutien moral, une écoute et de l’espoir aux jeunes victimes d’abus sexuels, grâce à une application pour dénoncer les viols, des ateliers d’art thérapie et de self-defense, mais aussi grâce à des débats ouverts. « On va gbayer » pour ouvrir la parole sur des problèmes dont on ne parle pas souvent. Celui-là sera le gbayer numéro #9. Cette rencontre a permis de prendre conscience de la mauvaise prise en charge de certaines mamans lors de leur accouchement. Selon l’association, une mise à jour de la formation du personnel des maternités s’avère nécessaire, afin de personnaliser la prise en charge, arrêter les interventions routinières, car celles-ci peuvent parfois mener à des complications graves.

Le respect des droits de la mère est aussi important que les droits de l’enfant et aucun ne doit être bafoué sous prétexte de respecter l’autre. Une des solutions à ce problème reste l’éducation. Une femme éduquée qui connait ses droits est moins susceptible d’être victime des violences obstétricales. L’éducation est l’outil de premier ordre pour les femmes, pour leur donner confiance et sortir de la peur de l’enfantement. Les violences obstétricales et gynécologiques sont une forme de violence restée longtemps cachée. Elles se manifestent très souvent, dans l’intimité d’une consultation médicale ou d’un accouchement. Mira Mariani est doula, une femme qui accompagne une femme enceinte pendant sa grossesse et après son accouchement. Selon elle :« l’ignorance est un facteur majeur de la mortalité et de la morbidité maternelle et infantile élevées dans les hôpitaux et les dispensaires de Côte d’Ivoire. » Mira a pour ambition de créer la toute première école de grossesse en Côte d’Ivoire: un centre où les gens peuvent se rendre, obtenir des informations factuelles fondées sur des données probantes et partir éclairés sur la santé et les droits en matière d’accouchement, ainsi que recevoir une éducation prénatale.

Ce rêve est en train de devenir une réalité grâce à la création de l’ONG Sica’lme et Bienveillante créée par Jessica B. Luiggi qui a pour but premier de réussir à diminuer les violences obstétricales. Pour se faire, elle propose des cours de préparations à l’accouchement divers et variés afin de porter la connaissance à la femme enceinte. Un suivi des femmes jusqu’à l’accouchement et même en période postnatal sera effectué. En parallèle, l’ONG instruira et communiquera dans le monde médical, et ce grâce à des conférences pendant lesquelles des chirurgiens obstétriciens étrangers pourront venir former sur des manières plus altruistes et respectueuses d’accompagner les femmes dans leur intimité.

Mira (comme la créactrice de l’ONG, Jessica) agit en tant que doula. Elle travaille autour de la préparation à la naissance, et accompagne des mamans dès le début de la grossesse jusqu’au post partum (période après l’accouchement). Investir dans la préparation à la naissance doit être, selon elle, une priorité telle que suivre ses consultations prénatales, préparer la chambre du bébé ou réaliser une séance photo. Une Doula est toujours disponible pour écouter les doutes et les peurs des mamans et pour les aider à avoir confiance dans le processus naturel de l’accouchement avec des informations claires et positives. Pour en savoir plus, veuillez visiter le site internet de l’Association Stop au Chat Noir : www.stopauchatnoir.org

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