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Nord du Nigéria : MSF mobilisée contre le kwashiorkor, une forme grave de la malnutrition

⚠ Information éducative uniquement
Cet article est à but éducatif et ne remplace pas un avis médical professionnel.
Consultez toujours un médecin ou un professionnel de santé pour tout problème médical.

Au Nigéria, la crise nutritionnelle reste critique : près de deux millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë. Dans le Nord du pays, malgré une légère baisse des admissions dans l’État de Katsina ces derniers mois, les besoins demeurent importants. La région enregistre notamment une forte présence du kwashiorkor, une forme particulièrement grave de malnutrition. Face à cette situation, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) poursuivent la prise en charge médicale des enfants.

Qu’est-ce que le kwashiorkor ?

Le kwashiorkor est une forme sévère de malnutrition aiguë, liée à un apport insuffisant en protéines. Contrairement à la malnutrition « sèche » (marasme), où l’enfant est très amaigri, le kwashiorkor se reconnaît surtout à des signes trompeurs :

  • des œdèmes (gonflements) des pieds, des jambes, parfois du visage ;
  • un ventre gonflé ;
  • des cheveux fragiles, décolorés, qui s’arrachent facilement ;
  • des lésions de la peau ;
  • une apathie, une irritabilité, une fatigue inhabituelle.

Un enfant peut donc paraître « gonflé » tout en étant gravement dénutri. C’est ce qui rend cette maladie si dangereuse quand elle est reconnue tard.

Des chiffres qui appellent à agir

Selon l’UNICEF, 12,2 millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère dans le monde, un chiffre qui pourrait être sous-estimé et atteindre 20 millions. La malnutrition est associée à 45 % des décès d’enfants de moins de cinq ans dans le monde.

Dans l’État de Katsina, la situation s’est améliorée en 2026 grâce à de meilleures conditions de sécurité et de récolte : des familles déplacées ont pu rentrer, cultiver et mieux se nourrir. Mais les besoins restent considérables et le kwashiorkor y est encore fréquent.

Que faire ?

La malnutrition aiguë sévère se soigne, d’autant mieux qu’elle est prise en charge tôt. Si un enfant présente des gonflements inexpliqués, un ventre ballonné, des cheveux qui changent de couleur ou une grande fatigue, il faut consulter rapidement un centre de santé. Le traitement repose sur une prise en charge nutritionnelle et médicale adaptée, souvent avec des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi, sous surveillance de professionnels de santé.

Source : Médecins Sans Frontières, 21 octobre 2026 ; chiffres mondiaux : UNICEF, cités par MSF. Photo : nourrisson présentant les signes du kwashiorkor (gonflements, lésions de la peau). Photographie CDC/PHIL, domaine public.

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